Aller au contenu

L’ozonothérapie vétérinaire. Un accompagnement humain.Trouver un vétérinaire en Belgique ↗

LE JOURNAL VETOZON

Hernie discale chez le chien : quelle place pour l’ozonothérapie ?

Teckel au dos voûté, illustration d’un article sur la hernie discale chez le chien.

Votre chien se déplace avec difficulté, garde le dos voûté ou semble douloureux lorsqu’il bouge. Le diagnostic de hernie discale est posé et la possibilité d’une opération vous inquiète : anesthésie, convalescence, stress, budget… Vous souhaitez comprendre les autres options. Lorsque l’examen vétérinaire permet d’envisager une prise en charge sans chirurgie, l’ozonothérapie peut faire partie des approches complémentaires à discuter pour accompagner le confort et la mobilité de votre compagnon.

Explorer une prise en charge sans opération

Le terme « hernie discale » recouvre des situations différentes. Une protrusion chronique et une extrusion aiguë avec atteinte neurologique importante ne conduisent pas aux mêmes décisions. L’examen neurologique et, lorsque nécessaire, l’imagerie permettent au vétérinaire de déterminer les soins adaptés et leur degré d’urgence. [5]

Si votre chien ne marche plus, s’affaiblit rapidement ou n’arrive plus à uriner, contactez immédiatement un vétérinaire. Une chirurgie peut être nécessaire en urgence ; rechercher une séance d’ozonothérapie ne doit pas retarder cette évaluation. [5]

Pour les chiens pouvant bénéficier d’un traitement conservateur, l’objectif est concret : soulager la douleur, préserver la mobilité et retrouver un quotidien plus confortable. L’ozonothérapie s’inscrit alors dans un parcours qui peut également comprendre des médicaments, du repos adapté et de la rééducation prescrite.

Trois exemples tirés de la littérature vétérinaire

Une chienne carlin de 7 ans : une récupération progressive

Dans un cas publié en 2024, une chienne carlin présentait douleur, faiblesse et difficultés à marcher. L’IRM montrait plusieurs protrusions discales. Sa prise en charge associait un traitement médicamenteux et dix séances d’ozonothérapie, par injections paravertébrales, applications sur des points ciblés et insufflation rectale. Les auteurs décrivent une amélioration progressive, avec une normalisation clinique vers la septième séance. Dans ce cas, le parcours médical a permis une récupération sans opération. [1]

Des chiens âgés suivis pour des protrusions chroniques

Une étude rétrospective publiée en 2023 a évalué 21 chiens atteints de protrusions chroniques. L’ozonothérapie complétait les soins médicaux, avec des injections locales et des insufflations rectales. Les auteurs rapportent une amélioration de la douleur, des signes neurologiques et de la qualité de vie ; 13 des 21 chiens présentaient une disparition complète des signes cliniques à la fin du suivi. Sans groupe témoin, ces observations ne permettent pas d’isoler l’effet de l’ozone parmi les soins associés. [2]

Une technique intradiscale étudiée chez cinq chiens

En 2007, une équipe a étudié l’injection d’un mélange oxygène–ozone directement dans dix disques herniés chez cinq chiens, sous guidage radiologique. Dans cette petite série sans groupe comparateur, le scanner réalisé cinq semaines après le traitement montrait une réduction du volume des disques traités ; les cinq chiens avaient retrouvé la marche. Cette technique spécialisée, intradiscale, est distincte des injections réalisées autour de la colonne et doit être discutée avec un praticien compétent dans ce geste. [3]

Pourquoi s’intéresser à une approche moins invasive ?

Des gestes sans ouverture chirurgicale de la colonne. Les injections paravertébrales ou sous-cutanées et l’insufflation rectale se font sans incision opératoire. Dans l’étude de Portero et al., ces modalités ne nécessitaient ni sédation ni anesthésie ; les besoins de chaque chien restent à évaluer. [2] L’essai randomisé de Sumida et al. (2023) comparait l’ozone chez 15 chiens à l’électroacupuncture chez 13 chiens atteints de discopathie thoracolombaire. Les deux groupes s’amélioraient, sans différence statistiquement significative entre eux pour la douleur et la fonction évaluées. Ce résultat n’établit pas une équivalence des traitements. [4]

Une organisation pensée pour le confort. Lorsque les soins sont ambulatoires, le chien retrouve son environnement habituel entre les séances. Pour un animal inquiet, la durée des rendez-vous, les manipulations et les trajets peuvent être anticipés avec l’équipe vétérinaire afin de limiter le stress du parcours.

Un budget potentiellement plus accessible. Un parcours sans chirurgie peut éviter certains frais liés à l’intervention et à l’hospitalisation chirurgicale. Le coût total dépend toutefois du bilan, du nombre de séances et du suivi. Un devis global permet de comparer concrètement les options proposées pour votre chien.

L’intérêt est donc d’explorer des soins moins invasifs lorsqu’ils sont adaptés au diagnostic. Les publications présentées décrivent des évolutions favorables, mais ne constituent pas une comparaison directe avec la chirurgie permettant de promettre un résultat équivalent ou un risque global inférieur.

Construire un parcours adapté à votre chien

Le point de départ est une consultation : quelle lésion explique ses difficultés ? Une prise en charge conservatrice est-elle adaptée ? Quelle place donner à l’ozonothérapie parmi les soins proposés ? Le vétérinaire précise la voie d’administration, les objectifs, le calendrier de réévaluation et les signes qui doivent conduire à le recontacter.

Vous pouvez lui expliquer ce qui vous préoccupe le plus : la douleur, l’âge de votre chien, l’anesthésie, les déplacements ou le budget. Ces éléments permettent de construire une décision partagée et un suivi réaliste. Pour préparer cet échange, consultez aussi notre guide sur la première consultation en ozonothérapie vétérinaire ainsi que nos pages pour comprendre l’ozonothérapie et découvrir les différentes approches.

Vous souhaitez en parler avec un vétérinaire en Belgique ? Contactez Vetozon via notre formulaire pour être orienté vers un interlocuteur. Vous pouvez aussi nous joindre à info@vetozon.com ou au +32 499 31 74 95.

Références

1. Rodrigues, Siqueira et Alves Neto (2024). Cas clinique d’une chienne carlin traitée pour des protrusions discales.

2. Portero et al. (2023). Étude rétrospective sur 21 chiens présentant des protrusions discales chroniques.

3. Han et al. (2007). Injections intradiscales guidées par fluoroscopie chez cinq chiens.

4. Sumida, Matera et Hayashi (2023). Essai comparant ozonothérapie et électroacupuncture pour une discopathie thoracolombaire.

5. Olby et al. — consensus ACVIM (2022). Diagnostic et prise en charge des extrusions discales thoracolombaires aiguës.

Retour au journal